« Il faut que la mondialisation paie pour la mondialisation »
J’ai eu la joie d’accueillir @Bertrand Badré, PDG du Fonds d’Investissement à impact- Blue Like an Orange Sustainable Capital- et ancien Directeur général de la Banque mondiale.
De l’Inspection des finances à Bercy, des banques d’affaires à la crise des subprimes, jusqu’aux plus hauts niveaux de la finance internationale, il a vécu de l’intérieur les grandes secousses économiques des dernières décennies, avec une obsession intacte : que la finance assume pleinement sa responsabilité dans le destin du monde.
Bertrand, c’est un esprit brillant, profondément habité par le sens du bien commun.
Il parle sans détour de « greed », de crises, de pouvoir et de responsabilités, mais aussi d’estime de soi, d’héritage laissé à ses enfants et de ce refus intime de « se dire dans 20 ans : je voyais que ça allait mal finir et je n’ai rien fait ».
Avec Blue Like an Orange, il cherche à prouver qu’on peut investir de manière rentable et utile, en mettant les enjeux ESG au cœur de la création de valeur.
Dans cet épisode, Bertrand revient sur :
- Son enfance et son parcours brillant : HEC, Sciences Po, ENA, tout en travaillant en parallèle.
- Ses débuts dans les finances publiques à l’Inspection des finances.
- Son arrivée en banque d’affaires, chez Lazard, et sa découverte de ce milieu.
- Les mécanismes innovants de financement du développement, comme les taxes affectées.
- Son rôle de directeur financier du Crédit Agricole pendant la crise des subprimes.
- La succession d’actions qui l’ont mené à la Direction générale de la Banque mondiale.
- La création de Blue Like an Orange Sustainable Capital et la mission du Fonds.
- Les enjeux ESG et leur impact réel sur la création de valeur.
- Son livre coécrit sur le partage du pouvoir entre les femmes et les hommes.
- Son dictionnaire de l’audace : résister à la tentation de baisser les bras et agir.